mercredi 27 octobre 2010

Jeudi 07 Octobre 2010 4h45

Depuis des années j'entends parler de l'Inde, en bien, en mal, c'est pour cela que ce jeudi matin j'ai décidé de m'envoler pour New Delhi, seul, avec mon sac a dos, sans réservation, sans route déjà tracée. J'avais un entendu parler de l'inde comme un pays différent, mais, en fait non, ce n'est pas un autre pays, c'est une autre planète. Je tenais à remercier PV d'avoir accepté que je l'abandonne pendant ces 15 jours un peu loin de chez nous.

Varanasi



Nantes jeudi 07 octobre 06h00 du matin
 mon avion décolle, direction Amsterdam, nous survolons le sud des Pays Bas vers 8h30. L'atmosphère est déjà irréelle, des dizaines de pétroliers se noient dans la brume au large posés sur l'eau, des centaines d'éoliennes sortent de la mer. Au loin sur la ville, dans le port, les grues et les immeubles les plus élevés transpercent cette couverture blanche éclairée par le soleil posé sur l'horizon. Arrivée a Amsterdam, cet aéroport est sûrement l'un des meilleurs du monde, il est agréable, beaucoup de "Lounges" ouvertes a tout le monde et gratuites, beaucoup de coins détente, bâtiments très hauts sensation de bien être, peut-être un dernier au revoir a notre "luxe" européen.

http://www.youtube.com/watch?v=qhL2jSyJIFE

Vol suivant, Amsterdam-New Delhi, environ 8h00 de vol départ a 11h00 arrivée a 22h30 heure locale. Les démonstrations de sécurité sont toujours aussi passionnantes; en fait l'avion est capable de se poser sur l'eau, il flotte, ensuite après une superbe glissade dans les toboggans nous enfilons nos petits gilets jaunes pour batifoler comme des gamins dans l'eau, le seul problème pour le pilote va être d'arriver a se poser sur une rivière, pas évident...
 Depuis très jeune je passais mes soirées a regarder le ciel, les étoiles, et parmi ces étoiles ces lumières qui se déplacent lentement, je rêvais toujours d'être à l'intérieur de ces étoiles filantes, je pensais à ce que devaient faire les gens quelques km au dessus de ma tête.  
 

Aujourd'hui je suis dans cette étoile, ce petit plaisir simple de manger de la petite nourriture dans des petits plats en buvant un petit verre de vin chilien corsé à 10km au dessus de la terre est un plaisir simple mais que j’apprécie particulièrement. Ce n’est pas le fait de la nourriture, servie dans une dînette en plastique, 5 minutes pour faire la différence entre l’entrée et le dessert qui en fait sont les trois grains de raisins qui trempent dans l’eau….Non, c’est simplement le fait d’être libre, ça je pense qu’en tant que français beaucoup de gens ne connaissent pas cette sensation, mais si on se compare avec les trois quarts de l’humanité on a quand même ce privilège extraordinaire de pouvoir voyager dans pratiquement n’importe quel pays de la terre, sans restriction.

Jeudi 07, 21h00

Nous survolons l’Afghanistan, entre Kabul et Kandar, étrange sensation d’être 10km au dessus d’un pays si présent dans l’actualité, peut-être plus inquiet par quelque jeune GI américain saoul nous prenant pour avion ennemi…
New delhi

23h15, arrivée à New Delhi
Dès la sortie de l’aéroport je suis dans l’ambiance, ayant retiré quelques centaines de Roupies à l’intérieur je me dirige vers une ligne de Taxis. L’Atmosphère est….Indien, il est tard, en se sent surplombé d’une nuage de chaleur, de pollution, de poussière. Une fois dans le taxi, je viens de me rendre compte que je viens d’atterrir sur une autre planète, je commence à comprendre. Le Taxi, l’intérieur me rappelle la vieille 204 Peugeot dans laquelle je jouais quand j’avais 10 ans…il y a 25 ans, il est sale, poussiéreux, les levier de vitesse ou volant en plastique dur, pas de ceinture de sécurité…Je donne l’adresse du seul hôtel que j’avais réservé a mon chauffeur, il se dirige vers une 4 voies…Dans la poussière de la nuit nous nous engageons sur cette route, notre minuscule taxi fonce, autour de moi dans la pénombre, le choc. Des chiens errants par dizaines, des gens qui dorment sur le terre plein central de la route, des ruines partout, des camions ou s’entassent des dizaines de personnes nous dépassent. Des charrettes a bœufs sur la route, des dizaines de véhicules sans éclairages, des camions archi surchargés qui penchent comme la tour de Pise. La conduite aussi, je m’attendais à une conduite originale, par contre je ne pensais pas slalomer entre vélos non éclairés à contre sens, vaches, personnes allongées sur la route, en fait, sur la route ici, la seule règle c’est rester en vie. Mon taxi arrive dans des rues non éclairées de la ville, il doit être minuit et demi, seuls quelques chiens cherchent un peu de bonheur dans les tas d’ordures qui jonchent le sol. Levé depuis 4h30 ce matin la fatigue rend ces rues imaginaires, inquiétantes, je me croirais dans un mauvais film…Après que mon chauffeur ai demandé 4 fois ou se situait mon hôtel on arrive enfin près de la bonne rue. Mon hôtel trop cher, 30€ la nuit est par contre idéal pour se remettre de cette entrée en matière…

Vendredi matin
J’ai hâte de sortir découvrir ce que j’ai aperçu dans la pénombre hier, comment ça marche. Je décide de passer cette journée à marcher dans les rues de la ville, m’approcher de quartier plus « touristiques », je suis à Karol Bah, mon quartier se situe à quelques km d’une grande place; Connaught Place
Premièrement, une carte pour se déplacer en Inde est utile mais pas nécessaire, vu qu’il n’y a pas de nom sur les rues, ça donne seulement une idée de la forme de la ville. Les rues, il n’y a pas plus de priorité pour un piéton, une vache, un mendiant, un bus, une moto ou un chien errant, la route est à tout le monde. Je m’en suis aperçu après avoir été frôlé par les motos roulant à vive allure, j’ai compris que me déplacer ici me demandera beaucoup plus de vigilance que chez moi. Le sol, il est couvert d’ordures, au petit matin ces tas brûlent et donnent une atmosphère de…décharge brûlante J . Les trottoirs, quand il y en a ils peuvent s’arrêter net sur 15 mètres pour laisser place à un trou béant des égouts 1m50 plus bas.


La poussière, comme il n’y en a pas assez dans l’air des personnes passent leur temps à la soulever avec de grands balais.

Les murs, dans les rues ils sont des pissotières, pas besoin de chercher les toilettes publiques, on se dirige à l’odeur pour savoir si un mur est plus propice au soulagement d’une envie pressante…La pollution, des centaines de véhicules dégagent de sombres nuages de fumée, ici le contrôle technique viendra…dans 20 ans ?

 Le frein, ici on l’appelle le klaxon, je me souviendrai longtemps de ce bus, lancé à tout allure dans une rue quasi déserte, le moteur vomissant, appuyant sans discontinuer sur son puissant klaxon, j’ai tout de suite pensé à Speed, y avait-il une bombe dans le bus ? La pauvreté, ici il y a la classe moyenne, les pauvres, les chiens et les très très pauvres, ce ne sont pas des dizaines mais des centaines de personnes, des vieux, des jeunes, des femmes, des bébés qui dorment a même le sol.
Du millet, du maïs et un sourir
New-Delhi est une ville puante, bruyante, polluée, fatigante, mais on s’y attache. On s’y attache pour plusieurs choses, le regard des gens, le plus souvent ce sont des sourires, des enfants, des regards qui me demandent que fais tu sur notre planète ?

Ces jeunes qui se mettent à me parler les yeux brillants comme je reflétai le monde idéal, même ceux qui ne parlent pas un mot d’anglais vous parlent en Indie et me demandent mon adresse mail au bout de 5 minutes…Ces endroits comme India gate ou Red Fort, ou le calme et l’ocre dessinent sur la ville un moment de sérénité.

Red Fort, new Delhi

 Ce sont ces garçons et ces hommes qui se donnent la main dans la rue, un peu surnaturel, comme si les rues était parsemée de couples gays…C’est aussi ce flegme indien, malgré les queues de poisson sur la route, les accrochages, la pauvreté, personne ne hausse le ton, aucun accrochage verbal, seul le klaxon a le droit d’expression…

Samedi 09 octobre
Je décide d’aller acheter mon billet de train pour Jaïpur et Agra, c’est si simple entre l’idée d’achet un billet de train et de l’avoir entre les mains…il me faudra 3 heures.
Le samedi soir j’aime sortir, mais là a 23h00, je me retrouve comme dans un décor des années 20, seul avec ces chiens, je me rend très vite compte qu’il serait préférable d’aller me coucher, vu que je prend le train le lendemain matin et me lève a 4h45.


Connaught place, New Delhi, samedi 09 octobre 2010 23h12

Gare de New Delhi
Dans cette gare gigantesque faite de tôles ondulées, située entre ruines et tas d’ordures, règne une atmosphère incroyable, il est 5h30 une dimanche matin, plus de monde ici un vendredi soir à la gare Montparnasse…
Les trains sont incroyablement longs, je souris encore avec cette image de ce train partant doucement, et ces personnes devant un tas de sacs postaux les jetant a travers une porte ouverte, courant en continuant a lancer ces sacs a travers une porte ouverte…
Oh qu'ils sont bon les triangles amande version Indie !
Le voyage en train est formidable, ici les campagnes sont aussi grouillantes de vie. Des femmes habillés de multiples couleurs parsemant le paysage, des bœufs tirant des charrettes, des gens en train de…faire caca le long des voies, des dromadaires qui labourent les champs, 5 heures de train c’est comme un film projeté sur les fenêtres...

http://www.youtube.com/watch?v=Lsy-HPiFzpw

Jaïpur, la ville rose, belle, respirable, mes quatre jours là bas vont être géniaux. New Delhi est sûrement une bonne entrée en matière, car cela permet de s’acclimater, j’ai du plaisir maintenant a marcher dans ces rues. Au petit matin, les odeurs de décharge encore fumantes et d’urine font maintenant partie d’un ensemble, je pense que c’est-ce que l’on appelle l’adaptation.

Animal tiré par la queue dans la fumée des déchets au petit matin
J’ai compris aussi qu’il fallait prendre des risques, plusieurs fois je me suis retrouvé dans des petites ruelles ou des quartiers sombres emmené par mon Rickshaw. Souvent le but est commercial, mais pas violent, mais combien de fois on a essayé de me vendre des draps de soie, écharpes en cachemire et autres bijoux en Ambre…

Amber Palace New Delhi
Ambert Palace, un endroit ou il faut se perdre dans ses couloirs, ses niveaux, ses places, ses salles pleines de chauves souris, simplement gigantesque...
Un éléphant plus rapide que le bus

Jaïpur le Palais des Vents
Deux chèvres :-)
Mais peut-être un de mes meilleurs souvenirs de Jaïpur c'est cette fin d'après midi ou je suis allé visiter le temple des singes, loin du centre. Je me suis retrouvé dans ce petit quartier, en face cette colline, prêt à l'escalader pour découvrir ce palais. C'est là que trois gamins se mettent à me proposer leurs services de guides, vu la configuration des lieux, une petite route à monter sur quelques centaines de mètres, le petit temple en haut de la colline je leur dis que je n'ai pas besoin de guide. Mais là il me montrent leur cicatrices de morsures de singe aux mollets, je leur dis que c'est sûr qu'en essayant de jouer avec ce genre d'animal ça fini mal, mais je ne compte pas jouer avec ces singes...Mais bon, ils me suivent quand même, et puis, ces trois gamins sont simplement attachants, je me vois mal leur crier dessus pour m'en séparer ! Nous montons donc cette petite route, aucun touriste a part moi, parmi chèvres et cochons...
Un cochon sur un mur qui picotait du pain dur
Monkey Temple n'ai pas peur bébé...

A la fin de notre visite en haut parmi ces singes, dans la descente,  bien sûr mes jeunes guides me demandent de l'argent...Je me dis, je vais leur donner une centaine de roupies ça leur fera plaisir, mais je regarde dans ma banane (aucun rapport avec les singes :-), mais je n'ai que des billets de 500 roupies, c'est énorme. Et puis bon, ces gamins sont mignons, ils m'ont tenu compagnie pendant presque une heure. Là je leur tend le billet de 500 roupies, je leur dis qu'il faut le donner à leur parents, qu'il est pour eux trois et qu'il faut le partager. Là leurs yeux se mettent à briller, deux d'entre eux me font un gros bisous sur chaque joue en me remerciant mille fois, je savais que ça leur faisait plaisir mais a ce point je ne pensais pas, j'en ai presque l'envie de pleurer tellement ils ont l'air heureux. Pour moi, c'est 7€50, pour eux, simplement énorme. La différence entre les gamins et les adultes qui vous proposent leurs services tous les 20 mètres, c'est que les gamins font ça par jeux et puis pour l'argent, les adultes font ça pour l'argent et uniquement pour l'argent, et ça ça change tout.


JAÏPUR Jeudi 14 octobre 5h30 du matin.
Je prends le train pour Agra, quelques heures de train, pour le monument le plus touristique d'inde, le Tag Mahal. Dans ma vie certaines choses sont importantes, découvrir ce lieu au lever du soleil était quelque chose que je devais faire.
Mais aussi le soir au coucher du soleil



Samedi 16 Octobre,
 je décide de prendre le train pour VARANASSI, a 750km au sud Est de New Delhi, 13h00 de train. Dans le train couchette en seconde classe, de simple planches recouvertes de mousseline font office de couchette. Les portes et fenêtres sont ouvertes jour et nuit, je voyage avec une famille indienne plutôt aisée. Au petit matin je leur ai montré les photos de France qu'il y avait dans mon appareil, ma maison, mon lapin, il avait les yeux émerveillés de voir ce monde. En fait ce que j'adore dans les voyages dans les trains ce sont ces moments, de repos, de découverte, d'échanges avec les gens, le voyage peut faire 10, 20 ou 50 heures je trouve toujours cela trop court.

VARANSSI la ville de la mort

A Varanassi il n'y a rien à visiter, tout a voir selon le routard, bien en fait je l'ai découvert. En fait tout se passe dans la rue entre la ville, les hommes et le Gange. Cette ville est particulière pour tous les indoux, si ton corps est incinéré ici tu montes directement au ciel, sans passer par différente étapes (je pense qu'il doit y avoir différents étages avant d'arriver au sommet !).

Dans la rue cela peut commencer très tôt dès 6h00 le matin. J'ai eut la chance de tomber pendant une fête qui durait plusieurs jours, en fait on sait pas trop combien, pendant les trois jours que je demandais combien de jour cela durait on me disait que c'était le dernier jour mais tous les jours j'avais la même réponse et de jours en jours ça devenait de plus en plus intense.

http://www.youtube.com/watch?v=VURwBLuneSQ

Ce sont tout d'abord ces processions, d'hommes, de jeunes de gamins dans les rues, ils y emmènent des statues de 30 cm à 4 ou ou 5 mètres de hauteur pour ensuite les jeter dans le gange, tout ça avec de la musique a fond avec ou sans char. On aurait dit un mélange de Gay Pride et de Carnaval de Rio avec beaucoup plus de ferveur.

http://www.youtube.com/watch?v=M7EVd_pYeYo


Varanasi transport d'une offrande pour le Gange
Le flot continuel de personne est tellement intense que le deuxième soir je me réfugie dans un hôtel, car cette foule de milliers de personnes converge vers un fleuve sur un côté de la rue et de l'autre les gens en reviennent. Il suffit d'un seul petit couac dans la machine et en quelques minutes la foule peut s'amasser et là surviennent les drames qui ne sont pas une exception ici...





Ici les gens amènent leur morts, ils passent à travers les rues avec les dépouilles pour les brûler le long du Gange. 300 cadavres sont brûlés ici tous les jours sur des bûchers a ciel ouvert, selon la richesse de la personne, le bois utilisé est différent et le corps plus ou moins bien brûlé.


Depuis une barque j'ai vu une dizaine de corps en attente d'être brûlés, c'est comme partout il y a l'heure d'affluence. Par contre, voir des corps humains brûler m'a quand même marqué, entre le lieu, les odeurs c'est une chose à laquelle on est pas forcément habitué. Ici, à 15 mètres d'un bûcher j'ai vu des gamins jouer au cricket sur le lieu même des crémations, ici le sens du "sacré" est totalement différent de nos pays.



Les restes des corps sont jetés dans le Gange, les enfants, les humains tués par des animaux sont jettés directement dans le Gange sans crémation. Le fleuve est aussi la décharge, la station d'épuration, j'y ai vu des cadavres d'animaux, c'est le lieu ou l'eau est puisée pour les habitations, ou l'on lave le linge, ou l'on se purifie tous les matins.


J'ai demandé à l'homme (un natif de Varanssi) qui conduisait ma barque si il pensait que l'eau était polluée j'ai bien vu que cette question l'embêtait, il s'y lave et bois de son eau régulièrement, le Gange est sûrement le fleuve le plus pur au monde...



Vache qui attend le départ du train Varanassi Agra de 21h32
  Ici a la gare de Varanasi les vaches ont bien compris, au lieu de regarder les trains passer depuis les champs autant aller directement dans la gare, au moins il y en a plus...
Ici ca va il n'y en a qu'une, parfois c'est 2 ou 3 !
Par contre la ville est truffée de petites ruelles de 2 mètres de large ou passent les gens, les motos, les vaches. Le dernier jour il a plut, les bouses de vaches se sont donc étalées sur toute la surface du sol, les déplacement furent donc un peu comme du patinage artistique, sans glace, sans patins...


Je pense que parmis tous mes voyages, l'inde restera l'un des meilleurs, sûrement l'un des plus particulier. C'est l'un des pays extrème en matière d'hygienne et de sécurité quotidienne, enfin par rapport à notre pays. Plusieurs indoux m'ont demandé comment c'était la vie en France, car pour eux c'est comme un monde merveilleux. Mais en échangeant avec les gens, je me suis bien rendu compte que notre stress, nos vies, notre argent, ce n'était pas ça qui fesait notre bonheur, je n'ai pas vu plus de gens malheureux là bas que chez nous. L'inde c'est un peu un mélange de France d'il y a 50 ans avec plus de pauvreté, notre société pense avancer vers le meilleur, avec nos règles, nos lois, notre façon de penser. On évolue, certes, mais à travers l'Inde j'ai aussi vu notre bêtise, notre soi disant évolution,  comme un trou que l'on creuse avec d'autres pays, de là bas nos normes semblent simplement stupides, nos règles exagérées, pour aller vers quoi, je ne sais pas, le bonheur est un sentiment immatériel.
Merci pour toutes ces rencontres, ces regards, ces sourires, ces peurs, ces découvertes, Incredible India...

1 commentaire:

  1. Merci pour ton blog, je l'ai lu très attentivement, et pendant qqs minutes cela m'a fait voyagé...

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